Uber vient de publier des prévisions qui font bondir son action de 9 % avant l'ouverture à Wall Street. La plateforme californienne anticipe entre 56,25 et 57,75 milliards de dollars de réservations brutes pour le deuxième trimestre, là où le consensus tablait sur 56,07 milliards. Et ce, malgré un impact négatif de 60 points de base lié aux tensions au Moyen-Orient. 🚕
🔍 Que se passe-t-il ?
Uber a dévoilé mercredi des résultats du premier trimestre contrastés mais des perspectives solides. Le chiffre d'affaires trimestriel s'est établi à 13,2 milliards de dollars, en retrait par rapport aux attentes. En cause : des tempêtes hivernales violentes aux États-Unis, la hausse du prix de l'essence et le conflit au Moyen-Orient.
Mais les réservations brutes du trimestre écoulé ont atteint 53,7 milliards de dollars, dépassant les prévisions. Et surtout, la société basée à San Francisco vise un bénéfice par action ajusté entre 78 et 82 cents pour le trimestre en cours, légèrement au-dessus du consensus de 79 cents.
Uber mise sur sa stratégie de prix stables couplée à une expansion dans des segments à plus forte marge, notamment sa plateforme B2B pour entreprises. La demande internationale pour la livraison reste très forte, particulièrement en Australie. L'expansion géographique se poursuit avec l'entrée au Danemark.
💡 Pourquoi ça compte ?
Uber démontre que son modèle résiste bien aux chocs externes. Carburant cher, tensions géopolitiques, météo catastrophique : la plateforme encaisse et maintient sa trajectoire. Pour les traders, c'est un signal que le secteur des services numériques garde sa résilience même en environnement dégradé.
Le point intéressant : l'IA commence à porter ses fruits. Uber indique que l'adoption croissante d'outils d'intelligence artificielle lui permet de ralentir les embauches tout en améliorant la productivité. C'est exactement ce que les marchés veulent entendre en 2026. Une croissance qui s'autofinance sans explosion des coûts.
Autre signal positif : l'activité fret renoue avec la croissance pour la première fois en près de deux ans. Le segment livraison et fret a dépassé les attentes, compensant la déception sur le VTC. Uber diversifie ses revenus, ce qui réduit sa vulnérabilité aux variations d'un seul segment.
📊 Notre avis
On reste constructifs sur Uber à moyen terme. Le bond de 9 % en préouverture n'est pas une euphorie injustifiée.
La société a prouvé qu'elle savait naviguer en eaux troubles. Le Q1 aurait pu être catastrophique avec les tempêtes US et le conflit moyen-oriental. Au lieu de ça, Uber sort des prévisions Q2 au-dessus du consensus et un BPA ajusté qui dépasse les attentes. La stratégie de montée en gamme via le B2B et l'intégration de l'IA dans les processus opérationnels commence à payer. Pour les traders européens, c'est aussi un indicateur intéressant : si Uber maintient sa dynamique malgré les vents contraires, les valeurs tech européennes exposées aux services pourraient suivre une trajectoire similaire. Pas de quoi parier que la réglementation sera plus souple de la part de l'AMF ou de l'UE sur les plateformes, mais au moins une confirmation que le modèle tient la route.
On surveillera de près les chiffres du Q2 en juin. Si Uber atteint le haut de sa fourchette autour de 57,75 milliards, l'élan reste intact pour viser de nouveaux plus hauts. Pour le trader français : l'action reste accessible via les brokers US, mais attention aux horaires de volatilité à l'ouverture de Wall Street.
✅ À retenir
- Uber prévoit 56,25 à 57,75 milliards de réservations au T2
- L'action grimpe de 9 % en préouverture mercredi
- Le conflit Moyen-Orient pèse 60 points de base
- L'IA améliore la productivité et freine les embauches
- Le fret renoue avec la croissance après deux ans
Et toi, tu en penses quoi ? Uber peut-il maintenir cette dynamique si les tensions géopolitiques s'aggravent ou si l'essence repart à la hausse ?
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Source : communiqué Uber Technologies, données LSEG
