Goldman Sachs vient de repousser sa prévision de première baisse de taux de la Fed à décembre 2026. La raison ? La guerre en Iran fait flamber l'inflation US et force la banque à revoir complètement son calendrier. Du jamais vu. 📉
🔍 Que se passe-t-il ?
Selon Reuters, Goldman Sachs a décalé d'au moins six mois son anticipation de première détente monétaire de la Réserve fédérale. La banque new-yorkaise tablait jusqu'ici sur une baisse dès juin 2026.
Le conflit armé entre les États-Unis et l'Iran fait grimper les prix de l'énergie et provoque une poussée inflationniste qui complique sérieusement la tâche de Jerome Powell. Les économistes de Goldman estiment désormais que la Fed n'aura pas la main pour assouplir sa politique avant la fin de l'année prochaine.
💡 Pourquoi ça compte ?
Pour toi qui trades le dollar ou les indices US, c'est un changement de paradigme majeur. Des taux qui restent hauts plus longtemps, ça signifie un coût du crédit élevé, une pression continue sur les valorisations tech et un dollar qui reste musclé face aux autres devises. Actuellement, l'EUR/USD cote à 1.1768, et cette annonce risque de maintenir la pression baissière sur l'euro.
Côté macro, l'inflation énergétique liée à la guerre change la donne pour tous les actifs risqués. Les obligations US restent attractives avec des rendements élevés, ce qui aspire les capitaux hors des marchés actions. Et en Europe, la BCE pourrait se retrouver coincée entre une Fed immobile et une inflation importée qui remonte.
📊 Notre avis
Pour nous, le verdict est clair : Goldman voit juste. La Fed ne peut pas couper tant que l'inflation énergétique flambe.
On assiste à un retour du scénario années 70, où un choc pétrolier externe cloue les banques centrales dans une posture restrictive. La différence cette fois : les marchés avaient déjà pricé des baisses de taux pour 2026, et cette révision va provoquer un repricing brutal sur les courbes de taux. Les traders positionnés sur un pivot dovish de la Fed vont souffrir. En Europe, l'AMF et la BCE surveillent de près l'impact sur les flux obligataires, car si la Fed reste dure, Francfort aura du mal à diverger sans faire plonger l'euro sous 1.10.
On anticipe un S&P 500 sous pression dans les prochains mois et un dollar roi jusqu'à nouvel ordre. Pour le trader FR : privilégie les shorts EUR/USD et reste à l'écart des techs US surévaluées tant que la Fed n'a pas donné un signal clair de détente.
✅ À retenir
- Goldman Sachs repousse la première baisse Fed à décembre 2026
- La guerre en Iran fait flamber l'inflation énergétique US
- Les taux hauts prolongés pèsent sur les valorisations actions
- Le dollar reste fort face à l'euro et aux autres devises
- Les marchés doivent repricer leurs anticipations de détente monétaire
Et toi, tu en penses quoi ? Tu paries sur un dollar encore plus fort ou tu crois que l'inflation va retomber plus vite que prévu ?
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Source : Reuters, Goldman Sachs



